L'architecture en Inde

 


L’ARCHITECTURE EN INDE, un art sacré

 

Comme pour l’art en général, l’Inde, c’est tout d’abord une grande diversité géographique : de la montagne à la plaine alluvienne, du Nord au Sud, du désert à la forêt tropicale etc., mais aussi ethnique, linguistique et politique.
Il n’en existe pas moins une réelle entité culturelle originale sur fond religieux védique pour l’ensemble de la civilisation indienne traditionnelle, avec le même substrat pour les 3 religions principales : bouddhisme, hindouisme et jaïnisme.

La culture musulmane n’est restée qu’à la périphérie et n’a jamais réussi à occulter ces anciennes traditions brahmaniques.

 

 

 

 

UN ART ESSENTIELLEMENT SACRE

L’art civil semble ne pas avoir joué un rôle majeur, bien qu’il y ait des règles d’implantation et d’architecture concernant les villes, les édifices publics et les maisons individuelles ou foyers, et notamment l’art du Vastu Shastra, ancêtre du Feng Shui, que nous aborderons ultérieurement.

L’omniprésence du sacré, intimement lié à la plupart des actes de la vie publique et privée, sous-tend non seulement la plupart de ces actes mais aussi tout le domaine artistique.

Les textes religieux inspirent à la fois une iconographie, exposent les procédés, les thèmes des diverses techniques, systématisent les données esthétiques selon les catégories particulières de la logique indienne, codifient les nombreuses spéculations liées à l’image ou à l’édifice sacrés.

Leur exécution doit faire avancer sur la voie du salut aussi bien le commanditaire que l’artisan ; la fabrication de l’œuvre est considérée comme une cérémonie religieuse en soi, incluse dans un rituel plus ou moins complexe dont nombre d’éléments remontent à l’époque védique. L’artisan ne cherche pas à faire œuvre originale, il doit au contraire se conformer au canon établi. Un même thème pourra se conserver durant des siècles. L’innovation n’étant pas le but recherché, la notion d’évolution telle qu’on la comprend en occident ne peut être appliquée. Sa variété s’explique par d’autres facteurs.

Un même motif sera interprété différemment dans le temps et l’espace. Même incompris, il ne disparaîtra pas et sera conservé à titre décoratif, des éléments nouveaux venant alors prendre la première place. De ce fait, il est difficile de dater avec précision la plupart des œuvres et monuments.

A une certaine époque, il est presque impossible de faire la différence entre des œuvres bouddhiques et celles inspirées par l’hindouisme. Seul l’art Jaïn se démarque par ses propres traditions esthétiques un peu en marge des grands courants.

Des rites complexes règlent l’édification des monuments religieux, le choix du terrain et des matériaux, l’orientation de la construction. La date du début de chantier, les phases successives de la construction et la consécration obéissent à des prescriptions minutieuses qui trouvent leur origine dans les textes décrivant l’érection de l’autel védique. Les conceptions qui président à l’élaboration du temple hindou sont sur ce point caractéristiques : étroitesse des volumes intérieurs des bâtiments qui, souvent, contrastent avec leurs dimensions extérieures parfois démesurées. Le cœur du temple est en effet une simple Cella (garbhagriha) carrée, qui abrite l’image de la divinité ou l’un de ses symboles. Cette pièce n’est accessible qu’aux seuls brahmanes. Elle est précédée, dans la plupart des cas, d’un pavillon (mandapa) hypostyle, parfois dédoublé, et d’un vestibule. Ces différentes parties sont nettement visibles de l’extérieur et donnent au temple hindou une rigueur de composition particulière qui s’oppose à l’aspect foisonnant de son décor.

Le temple est la demeure du dieu par excellence. Bâti comme tel, il est le lieu privilégié de contact entre les mondes humain et divin. Il est donc considéré comme axe du monde. On comparera les diverses parties de son élévation aux membres d’un personnage cosmique (purusha). Façades et toitures évoquent les formes que l’on prête aux palais célestes ou aux montagnes mythiques où demeurent les dieux.

A l’opposé de nombre d’édifices occidentaux, un tel monument n’est pas fait pour recevoir la foule des dévots. Les indiens n’ont donc pas été confrontés au délicat problème de couvrir de vastes espaces. Ils s’en sont tenus à une technique assez fruste. Des voûtes à encorbellement reposent sur des murs très épais qui renforcent encore l’aspect massif des constructions. Des pièces de décharge, accessibles par des trappes de pierre, occupent l’intérieur des toitures colossales et évitent une surcharge de poids. Ce contraste entre les volumes extérieurs et intérieurs, l’existence de nombreux monuments rupestres entièrement taillés dans le roc, l’exiguïté des ouvertures dans la plupart des styles, la multiplication des redans  et de modénatures (modénature : l'ensemble des moulures qui ornent une partie d'un
monument ou l'ordre qui le caractérise), donnent souvent à ces architectures l’aspect de sculptures gigantesques.

L’ARCHITECTURE AU FIL DU TEMPS

Préhistoire

Malheureusement pour ce qui remonte aux temps préhistoriques et même plus tard, très peu de vestiges ont pu être étudiés car l’architecture était alors élaborée à base de de bois et briques, matériaux destructibles. La quasi-totalité de ce qui est préservé est de caractère religieux.

Civilisation de Harappâ, 2° et 3° millénaire bc

Mohenjo-Daro

 

Il s’agit d’une découverte du XX° siècle, dans le bassin de l’Indus et ailleurs : des restes d’agglomération remontant au 2° et 3° millénaires bc,  civilisation Harappâ au Panjab et Mohenjo-Daro dans le Sind qui révèlent un urbanisme développé. En effet, on observe des quartiers bien délimités, séparés les uns des autres par de larges rues se coupant à angle droit, et traversés par des venelles qui donnent accès aux habitations. Les demeures constituées  de plusieurs pièces s’organisant autour d’une cour, possédaient souvent un puits, une salle de bain, et comprenaient un ou deux étages. Les fondations des constructions sont en briques crues ; les parties élevées au dessus du sol sont en briques cuites, scellées par un mortier à base de gypse. Un système sophistiqué de canalisations et d’égouts parcourt la ville. Des bâtiments publics dont la destination est parfois discutée, soulignent le caractère organisé et centralisé de l’économie et de la société : citadelles fortifiées, moulins, fours publics, grand bain à vocation peut-être cultuelle à Mohenjo-Daro. De nombreux équipements soulignent l’importance du commerce (ports, môles, embarcadères, greniers). Des échanges avec les cités marchandes du sud de l’Iran de la Mésopotamie ont d’ailleurs été prouvés. Il est curieux de noter qu’aucun temple ou lieu de culte n’ait été identifié avec certitude.

Epoque védique, 1800 à 1500 bc

Entre  1800 et 1500 bc, on note le déclin de la civilisation harappéenne (Cataclysmes ?  Inondations ?).  L’expansion des Aryens apporte à l’Inde les traditions religieuses que l’on connaît, basées sur les textes sacrés des Védas.  Sur la période allant jusqu’au 3° siècle bc, essentielle pour la formation de la pensée indienne, et en contraste avec tout l’apport de civilisation qui perdure jusqu’à nos jours, au niveau architectural on ne retrouve que très peu de vestiges. 

Les Maurya, 325 à 230 bc

En 327 bc, Alexandre le Grand pénètre dans le nord-ouest de l’Inde. Ce raid provoque un sursaut des autochtones qui se regroupent autour d’une dynastie nationale : Les Maurya dont le souverain, Ashoka, converti au bouddhisme,  et s’inspirant  de la culture des Perses achéménides, favorise l’édification de piliers commémoratifs (lât), coiffés de chapiteaux colossaux dont le plus important, surmontait  le pilier élevé à Sârnât, près de Bénarès, à l’emplacement du premier sermon du Bouddha.

Pilier Ashoka à Sarnath

Cette période voit les premières cavernes artificielles creusées dans les collines de Barâbar (Bihâr) pour servir d’ermitage à de saints hommes de la secte des Âjivika, issue du jaïnisme. C'est la première forme d'architecture durable qui soit connue, perpétuant une architecture de bois plus ancienne et inconnue.

  Dans la seconde moitié du 2° siècle bc l’empire des Maurya est partagé entre de grands feudataires. Deux dynasties, toutes deux protectrices du bouddhisme, occupent la scène politique : les Shunga et les Kânva  Bharnut et Sanci deux sites bouddhiques de l’Inde centrale sont caractéristiques de l’art de cette période.

Les Stupa, élevés à l’origine sur des reliques du Bouddha lui-même, dérivent du tertre funéraire. On leur prêtera rapidement un caractère commémoratif et votif. On les multipliera et ils deviendront le monument essentiel du bouddhisme, présent sous des formes variées dans la plupart des pays d’Asie.

Le stûpa comprend un soubassement dédoublé une partie semi hémisphérique, un bloc cubique communiquant avec une cavité contenant des reliques située à l’intérieur de ce tertre de maçonnerie. Le tout est surmonté d’un mât supportant un nombre canonique de parasols. Les portes (torana) monumentales sont revêtues d’un riche décor sculpté.

 

  Stupa de Sâncî, 1er siècle  bc

 

LES GUPTA, III°- VI° siècle

C’est sous le règne des Gupta, princes autochtones originaires de l’ancien royaume du Mâghada, vers 320, qui font l’unité de l’Inde, que s’érigent les premières structures en pierres de taille, appareillées à joint vif, exemple du sanctuaire de Sâncî.
Se développent également les cavernes comme celles d’Ajanta.

HAUT MOYEN AGE, VII°- VIII° siècle

Les VII° et VIII° siècles voient se développer le pouvoir de puissantes dynasties régionales. Quatre royaumes jouent un rôle de premier plan : dans la plaine du Gange, au  nord-ouest, au sud et au centre du Dekkan.

EPOQUE MEDIEVALE, VIII° - XIII° siècle

Dès 711 les musulmans pénètrent dans le Sind. Par poussées successives, à partir du X° siècle, ils conquièrent un à un les royaumes hindous, divisés par leurs querelles intestines. Cette époque voit le lent déclin du bouddhisme. L’hindouisme tend à fossiliser la société dans le rigide système des castes. L’éclatement politique a pour corollaire, dans le domaine artistique, la multiplication d’écoles régionales aux impressionnantes architectures.

 

Un des temples de Khajuraho
 

En Inde du Nord, dans la plaine du Gange, le site de Khajuraho, en partie épargné par les invasions islamiques, présente encore 25 sanctuaires hindous et jaïns construits par la puissante dynastie des Candella. Ces bâtiments, considérés comme l’aboutissement dans le nord de l’inde, de l’architecture s’échelonnent de 950 à 1050.
En Inde du Sud, sous le règne des Cholas (ou Colas), l’Inde du Sud est unifiée. Est alors édifié dans sa capitale Tanjore, le gigantesque temple de Râjaräjeçvara par le roi Râjarâja 1er, dédié à Shiva.
La sculpture sur pierre s’affine, et l’élégance des formes propres à l’art du sud apparaît. Tanjore était centre actif de bronziers.
Au Mysore, le puissant royaume des Hoysala (1100-1300), contient durant plusieurs siècles la poussée islamique. Une architecture originale renouvelle le plan des sanctuaires hindous.

EPOQUE ISLAMIQUE, XII° - XVI° siècle

L’interpénétration des deux cultures (hindoue et musulmane) engendre un art mixte, indo-musulman, très original en particulier sous le règne de l’empereur moghol Akbar (1565-1605).

Dans le sud, sous la puissante dynastie des gouverneurs Nâyaka (1583-1732) de confession vishnouite, s’élèvent d’immenses temples aux dimensions de ville, souvent construits autour d’antiques sanctuaires, centres de pèlerinage actifs.

Au Rajasthan, l’architecture locale est originale, construite en grès rouge et copiant des édifices en bois aux lourds corbeaux sculptés. Elle cède peu à peu la place, au XVII° siècle, à des constructions élégantes incluses dans de sévères fortifications bâties sur des nids d’aigle, qui adaptent aux nécessités locales nombre de caractéristiques de l’architecture moghole : lisibilité des plans et des élévations, liaisons subtiles entre les appartements et les espaces découverts, cours, jardins et terrasses, utilisation de revêtements de marbre blanc, d’écrans de pierre ajourée, de motifs floraux peints ou même incrustée en pietra dura, multiplication dans les parties hautes de édifices de légers pavillons hypostyles coiffés de coupolettes. Parmi les innombrables constructions, il convient de citer la ville de Jaisalmer (XVI°-XVII° siècle, l’ensemble du fort d’Amber élevé par Mirza Râjâ Jai Singh Ier et à Jaipur la façade originale dite « palais des vents » (1799) dont les étages supérieur permettaient aux femmes du palais d’assister aux cérémonies publiques sans être vues.

 


Fort d’Amber, salle des audiences

 

                         
Palais des Vents, Jaipur

 

Le fort rouge de Delhi a été construit par l’empereur moghol Shâh Jahân entre 1636 et 1648. Il s’agit d’un gigantesque complexe aux murs d’enceinte coiffés de tours, qui renferme de nombreux palais impériaux, édifices en marbre et mosquées.

 

                             
                                               Fort Rouge, Delhi

 

Le TAJ MAHAL, XVII° siècle

Joyau de l'architecture indo-islamique, le Taj Mahal est un monument funéraire édifié au XVII° siècle par Shah Jahan, empereur moghol, pour perpétuer le souvenir de sa troisième épouse morte en mettant au monde leur 14° enfant. Inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité, le Taj Mahal a connu une restauration majeure au début du 20° siècle.
Sa beauté architecturale reconnue repose sur une combinaison rythmée de pleins et de vides, d’éléments concaves et convexes, d’ombres et de lumières, où les arcs et les coupoles en rehaussent l’aspect esthétique. La polychromie de parterres d’un vert éclatant qui bordent des allées aux teintes rougeâtres sous un ciel d’un bleu lumineux met en valeur les changements constants de tonalités et de nuances que prend le monument. Les sculptures en marbre avec incrustations de pierres précieuses et semi précieuses confèrent à l’édifice toute son originalité.

 

                 

 

Le Taj Mahal est dessiné selon un plan parfaitement symétrique, conçu pour faire plus particulièrement ressortir la symétrie bilatérale par rapport à un axe central sur lequel sont disposés les principaux éléments. Sa structure en maçonnerie de briques hourdées au mortier de chaux est revêtue de grès rouge et de marbre et sertie d’incrustations de pierres précieuses et semi précieuses. La mosquée et le pavillon des invités du Taj Mahal, en grès rouge, marque un fort contraste avec la tombe en marbre disposée au centre. Les deux édifices reposent sur une vaste plate-forme surmontant la terrasse en façade. Les structures de la mosquée et du pavillon des invités sont identiques. Elles comportent une imposante salle de prières de forme oblongue, composée de trois travées voûtées formant un arc avec le portail central monumental. L’encadrement des arcs et les tympans sont revêtus de marbre blanc. Les tympans sont entièrement recouverts d’arabesques florales en marqueterie de pierre et les arcs sont bordés de moulures en forme de cordage torsadé.

En savoir plus : Site unesco

 

Le VASTU SHASTRA

"... Cette science traite du processus éternel de l'énergie subtile (Vastu) se manifestant dans le matériau ou l'espace forme matérielle (Vaastu). En bref, c'est la science de la manifestation de l'énergie dans la matière ou forme matérielle ».  
Dr. V. Ganapati Sthapati 

Vastu Shastra (ou Vastu Veda, Sthapatya Veda, Vastu Vidya), est la plus ancienne science de la construction, de l'architecture en harmonie avec la nature pour le bien de l'humanité tout entière. Développée dans les temps védiques il y a des millénaires, elle a été préservée et transmise d’abord oralement et par la pratique, puis par des manuscrits.
Bien qu’il ne porte pas sur l'aspect technique de la construction, le Vastu Shastra vise à exploiter les éléments naturels abondants et les énergies comme la chaleur et la lumière du soleil, la combinaison des champs magnétiques de la Terre, l'influence des planètes et autres corps célestes  pour nous permettre de mener une vie paisible en créant des conditions de vie agréables. Le Vastu Shastra cherche à maintenir l’équilibre entre l’homme et son environnement, entre l’environnement et notre propre soi.

Le Vastu Shastra est issu de Sthapatya qui est une branche de l’Atharva Véda.
Son origine est traditionnellement attribuée au sage Maha muni Mayan (ou grand ascète Mayan : roi des démons, devenu roi légendaire de l’architecture traditionnelle du fait de ses austérités) en Inde du Sud, et à Vishvakarman en Inde du Nord (le forgeron primordial, l’architecte des dieux).

Le Vastu Shastra est appliqué en architecture, en particulier pour les temples hindous, mais il couvre bien d’autres domaines y compris l’organisation de l’espace d’une ville ou d’une maison… En effet, les Indiens sont soucieux de vivre en lien étroit avec l’univers et la terre ainsi qu’avec les divinités. Ce lien ne doit donc pas être rompu à l’intérieur-même de leur habitation, espace considéré comme sacré. Pour vivre en harmonie dans sa demeure, tout doit ainsi être pris en considération : choix du terrain, emplacement de la maison selon les points cardinaux, emplacements des pièces à vivre, décoration intérieure (objets, couleurs…).

Abandonné pendant longtemps en Inde, notamment du fait de l’impérialisme, il a été remis au goût du jour depuis les années 80, en particulier grâce au travail de Shri Ganapati Sthapati.

Les Chinois se sont inspirés du Vastu Shastra, transmis par les moines bouddhiques, pour l’élaboration du Feng Shui il y a 3500 ans.

Terminologie

Le terme VASTU désigne le site choisi pour un édifice déjà construit ou à construire. Il vient de la racine vas qui signifie « habiter, fonder, vivre, demeurer ».
SHASTRA signifie connaissances ou principes, il est souvent traduit par  science, doctrine, enseignement ou traité.
Le Vastu Shastra est donc la connaissance ou les principes védiques qui régissent la planification et la construction d’habitations et édifices de tout genre guidant la construction des temples, maisons, magasins, etc., afin d’assurer le bien-être des hommes.

 

Concepts fondamentaux

Le principe fondamental dans cet art est donc que l’habitation soit en concordance, en connexion directe avec l’univers, le cosmos. Pour y parvenir, il est nécessaire de choisir correctement les directions, les emplacements des bâtiments, des pièces, des objets afin que le prana (énergie cosmique) puisse circuler sans heurt.

A partir de leurs observations, les spécialistes du Vastu Shastra vont construire le Vastu purusha mandala de la maison, son plan.

 


         Vastu Purusha Mandala

 

1.Les axes N/S ET E/O  

Cette science de l'habitat considère que les axes énergétiques terrestres N/S et E/O constituent une immense grille. D'après le Vastu, un réseau complexe de voies énergétiques couvre la terre, telle une grille, celles-ci joignent les pôles magnétiques nord et sud, de même qu'elles s'étendent d'est en ouest, parallèles à la course du soleil. Une parcelle de terrain carrée ou rectangulaire présente donc les mêmes caractéristiques énergétiques que le globe terrestre. 
Le carré appelé sakala représente la terre parce que lever et coucher du soleil (axe E/O), les champs magnétiques terrestres (axe N/S) en limitent la surface unissant les deux couples de points cardinaux (N/S et E/O) ainsi que leurs conjugaisons (N/E-N/O-S/E-S/O).

L’axe N/S vertical, appelé Agni-Rekha ou axe du feu, représente l’épine dorsale de l’univers, il est dirigé vers le haut, axe physique en relation avec le champ magnétique terrestre.
L’axe E/O ou axe de l’eau horizontal paisible d’où émane un sentiment d’expansion est celui de la rotation de la terre dans l‘espace. Appelé axe métaphysique, il correspond à la course du soleil allant d‘est en ouest.
Les diagonales N/E-S/O et N/O-S/E sont les axes du vent et créent le mouvement. Ces axes se croisent en un point central appelé Bindu de Brahma, matrice dont est issue la totalité des formes.
Ainsi correctement conçue et orientée, une maison capte toutes les énergies naturelles positives assurant bien-être et satisfaction à ses occupants car elle est en résonnance avec les profils énergétiques animant le cosmos.

2.Le Vastu Purusha Mandala

 

En sanskrit, Mandala signifie « cercle, environnement, diagramme », il représente symboliquement le cosmos métaphysique. Le mandala  c’est le plan du microcosme répétant l’organisation de l’Univers. Le Vastu Purusha est donc inscrit dans son carré, avec une disposition typique de 9 x 9 = 81 cases. L’espace occupé au centre  3 x 3 = 9 carrés est le Brahmasthan, il est à l’origine de toute l’énergie de la construction et ne subit l’influence d’aucune orientation.
 La tête de Vastu Purusha se trouve au nord-est et les pieds au sud-ouest. C’est pourquoi le nord-est correspond toujours à la source des biens matériels et spirituels, alors que le sud-ouest correspond à la zone d’évacuation, de la lourdeur, de la destruction et de l’ignorance.

3.Les cinq éléments : Panchabhutas ou Pancha mahabhutas

Ces conclusions extrêmement précieuses étaient fondées sur la compréhension des 5 éléments (terre/eau/feu/air/espace) dans l’environnement et leur interaction avec l’homme. Ces principes ont été révélés aux sages (Rishis) qui n’avaient donc pas à les accompagner d’une explication justificative. Ils avaient simplement conscience du gigantesque jeu des énergies cosmiques et, faits de la même substance, ils étaient en harmonie avec elles. 
Ils comprenaient ainsi les rapports existant entre macrocosme (l’univers) et microcosme (la terre et les comportements humains). Grace à leur minutieuse observation du mouvement de la terre dans l'espace, les anciens pouvaient calculer les moments propices pour entamer la construction d'un édifice ou pour changer de demeure. Ils formulaient aussi les règles techniques présidant à la conception des villes et des maisons dans le respect des subtiles énergies ou champs magnétiques d'un lieu donné. 
Selon la pensée védique, l’univers entier a été créé à partir des 5 éléments de base appelés pancha mahabhutas (pancha : cinq, maha : grand, bhuta : élément), à savoir : Terre, Eau, Feu, Air et Espace. Dans le corps humain, des proportions équilibrées de ces cinq éléments  garantissent une bonne santé. De la même façon, l’équilibre de ces cinq éléments dans un édifice garantit le bon état de celui-ci et la santé des personnes qui y habitent ou y travaillent. Il y a une interaction invisible et constante entre ces éléments, qui agissent pour créer l'harmonie ou la discorde dans le macrocosme du monde extérieur comme dans le microcosme de l’individu.

Chaque élément possède au moins une direction qui lui est associée, sa divinité propre, ses couleurs, et d’autres caractéristiques. Ce n'est pas une affectation arbitraire, mais une reconnaissance des lois subtiles de la nature. L'alignement avec la nature améliore la circulation du prana, l'énergie universelle de vie, dans une maison ou tout autre bâtiment.


Vastu Purusha Mandala est divisé en 5 zones qui correspondent aux 5 éléments

 

Espace / Ether (Akasha) 
Le plus haut et le plus spirituel de tous les éléments est l'éther. Il représente l'espace lui-même et offre un support, un abri pour tous les éléments. Etant le seul élément éternel et infini, il a attiré l'attention des sages et a été tenu en très haute estime.
Akasha est l'expansivité dans le centre de la forme architecturale et dans le centre de chaque pièce, l'élément de «l'espace énergique et dynamique». Cet espace est appelé le brahmasthan ; on se doit de l'honorer en le gardant propre et ouvert (pas d'encombrement, pas de lourds meubles) avec une  décoration soignée permettant au prana de circuler librement. L’Ether est aussi fort dans le segment nord-est, la partie la plus spirituelle de la structure, donc le meilleur endroit pour la pensée, la méditation silencieuse et l'étude. La structure doit être idéalement construite de telle manière que la lumière pénètre aisément en son centre.

Air (Vayu)
L'élément sans cesse agité de l'air est souvent désigné comme le «souffle de purusha», dans les Védas. L'air est une source de vie très puissante, qui représente aussi le mouvement.
Vastu recommande des lignes directrices à suivre pour le placement des portes, des fenêtres, des ventilateurs, des balcons, la hauteur de la structure et le placement des arbres et des plantes, afin d'équilibrer l'élément air. La libre circulation de l'air frais est un élément important, l’attention au nord-ouest assure le succès dans des entreprises commerciales.

Feu (Agni / Tejas)
Le feu a une signification particulière dans les Védas : c’est la plus sacrée des forces physiques, capable de purifier n'importe quelle substance.
Cheminée et cuisine doivent être situées dans sa direction, sud-est, de même que les appareils électriques tels que téléviseur, réfrigérateur, ordinateur, etc. 

Eau (Jal / Apas)
En Vastu l'élément aqueux a beaucoup en commun avec l'air. Tant et si bien qu'ils partagent la direction du nord-ouest et la même divinité gouvernante, Vayu, le dieu du Vent. Quantitativement, il est le plus grand des cinq éléments, comme plus de 80% de notre corps et de deux tiers de la surface terrestre (71%) sont constitués d'eau.
L'eau est considérée comme un élément féminin signifiant émotions, sentiments transitoires de surface et relations d'affaires. À l'époque où les rivières étaient de grandes voies commerciales, l'élément aqueux représentait aussi la prospérité. Ainsi, l'eau, comme l'air, est associée au mouvement. L'eau à domicile est représentée non seulement par les systèmes de plomberie et de drainage, mais aussi par les surfaces réfléchissantes telles que les fenêtres et les miroirs. Le Vastu  Shastra détermine ainsi la mise en place de sources d'eau, comme les puits et les réservoirs d'eau.  

Terre (Bhumi / Prithvi)
Le dernier élément, la Terre, est le plus solide de tous, tout en étant le plus éloigné de la spiritualité éthérique. Il convient donc que la Terre soit  située dans le sud-ouest, dans le coin opposé pour ainsi dire à la passerelle des dieux. La Terre est le seul élément qui est relié aux cinq sens du corps humain - le sens du goût, du toucher, l’ouïe, la vue, et de façon plus prononcée à l’odorat. C'est la raison pour laquelle il nous influence le plus.
La lourdeur est liée à cet élément, une des raisons pour localiser les objets et meubles les plus lourds dans le quadrant sud-ouest. L'inertie de la terre rend cette partie de l'édifice parfaite pour dormir.

 

                        

ETHER

AIR

FEU

EAU

TERRE

Direction

Centre, Nord-Est

Nord-Ouest

Sud-Est

Nord-Ouest

Sud-ouest

Divinité

Soma, dieu de la Lune

Vayu, dieu du Vent

Agni, dieu du Feu

Vayu, dieu du Vent

Nirriti, la Gardienne

Sens

Audition

Toucher

Vue

Goût

Odorat

Symbole

Diamant

Croissant

Triangle

Cercle

Carré

Nature

Lumière, esprit, divinité, vibrations, harmonie

Transparence, froid sec, sans repos, intellect

Chaud, sec, lumineux, clair

Liquide, froid, doux, mouvement

Lourd, dur, rugueux, inerte, dense

Signification

Créativité, dynamisme

Omniprésence,  mouvement

Energie

Pureté

Stabilité, santé des habitants

Espaces

Lieu de prière / méditation, salle d’études

Activités transitoires, bains

Cuisine, cheminée

Salle de bains, chambre invité, bassin

Chambre conjugale

Renforcer  l’élément

Libérer l’espace, mettre de la musique / carillons

Textures agréables, fenêtres ouvertes

Feu allumé, bougies, lanternes

Bol d’eau, fontaine

Plante, statue de pierre, fleurs, parfum

 


 Les territoires des 3 gunas, des 3 qualités du monde matériel, indiquent également quelle partie de l’habitat est destinée à quel type d’activité

 

4.Les 8 directions de l’espace et le centre 

Selon le Vastu Shastra, l'univers entier existe dans l'espace infini et n'a aucune direction. Cependant, sur la Terre  les orientations sont définies par rapport au Soleil. Les règles de base du Vastu Shastra identifient huit directions cardinales sur lesquelles toutes les activités sont fondées, qui ont chacune une signification particulière (l'Inde est le seul pays où les 4 sous-directions ont aussi un nom) et sont régies par différentes déités qui ont leurs influences respectives sur les êtres humains.

 - Quatre directions principales :
. Nord (Uttara, gouverné par Kubera, Dieu de la richesse).
Il règne sur les richesses souterraines de la Terre, tels les diamants, perles, or, argent, pierres précieuses et sur tout ce que la Terre fournit en termes de richesses. Le Nord est aussi la direction de l'étoile polaire, le point fixe dans le ciel qui indique la stabilité et la sécurité.L'effet des rayons du soleil du matin est bon ici, il est donc préférable d'avoir un maximum d'espace ouvert et de la pente, dans cette direction.
 . Sud (Dakshina, gouverné par le Seigneur Yama, dieu de la mort et exécuteur de la justice).
Yama est décrit comme le juge des morts qui se tient à la porte de l'enfer, qui pèse leurs bonnes et mauvaises actions, et qui décide de leur destin. Le Sud représente le passé et nos ancêtres. 
La chambre des invités et les chambres d'enfants peuvent être placées au sud. Mais on ne met pas d'espace ouvert comme jardins, balcons, terrasses dans cette direction, ni la cuisine. La direction sud affaiblit la vie humaine, donc toutes les tâches de bon augure sont interdites dans le sud.
 . Est (Purva, gouverné par Indra, le roi des dieux et le Seigneur Aditya / Surya, dieu du soleil).
Chargé d’énergie, l’Est coïncide avec l’orientation majeure, point cardinal où se lève le soleil, les autres se suivent dans le sens des aiguilles d’une montre. L'Orient représente l'essence de tous les commencements. Les rayons du soleil du matin sont bénéfiques pour le corps humain. L’Est, direction de la prospérité est donc très avantageuse. On  recommande que les portes principales et les fenêtres d'une maison soient face à l'Est. S'il y a un obstacle dans le cheminement solaire (immeubles à plusieurs étages, murs ou arbres face à la construction), alors il y a risque pour la santé et la prospérité.
. Ouest (Paschima, gouverné par Varuna, Dieu de l’océan / Pluie / Eau).
Régnant sur le monde invisible, Varuna est le maitre de la mer, de tout ce qui est mystérieux et caché. C’est la nuit qu’il exerce son pouvoir. La course du soleil se termine à l‘ouest, symbole de l'inconnu et de l'obscurité. L'Ouest devrait être évité pour le sommeil, mais salle de bain, WC, escaliers et dépôts peuvent être placés ici. Les arbres peuvent y être plantés. S'il y a trop de fenêtres ou de portes à l’ouest, donc trop de soleil, il faudra utiliser des rideaux en coton épais de couleur rouge, aptes à absorber les rayons infra-rouges.

  • Quatre directions secondaires :
    . Nord-Est (Ishanya, gouverné par le Seigneur Ishanya, Dieu de l‘ambroisie) 
    . Nord-Ouest (Vayavya, gouverné par Vayu Seigneur, Dieu des Vents) 
    . Sud-Ouest (Nairutya, gouverné par Pitru ou les Ancêtres)     
    . Sud-Est (Agneya, gouverné par le Seigneur Agni, dieu du feu) 
  1. Le centre : Brahmasthan, gouverné par le dieu créateur de l'univers Brahma. 

Brahmâ est la réalité suprême qui a créé le monde. Une fois celui-ci engendré, Vishnu a pour mission de le conserver et Shiva de le détruire pour le régénérer. Ni Vishnu, la force centripète ni Shiva, la force centrifuge ne peuvent en effet être à l'origine de la création. Brahmâ est la personnification du brahman, c’est-à-dire l’Esprit Universel, l’Absolu, représenté dans chaque être par le soi individuel (atman). Brahma est traditionnellement représenté avec quatre têtes et quatre bras. Chacune de ses têtes récite un des quatre Védas et rend compte des quatre principales directions.  Malgré son importance dans la Trimurti, Brahmâ est peu vénéré car il intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels.
Beaucoup de structures dans la nature ont un cœur silencieux d'intelligence, l'activité de la structure étant arrangée autour de ce cœur, que ce soit dans la structure des galaxies, des systèmes solaires, des cellules et des atomes. Ce cœur est un Brahmasthan, le lieu où l'intégrité réside. Comme dans les structures de la  nature il devrait aussi y avoir un Brahmasthan dans toute une construction.

  1. Les formes agissent également sur notre physique, notre psychisme et sur notre conscience.

Le cercle est l'expression de l'exhaustivité, qui n'a ni besoin de prendre d'autres formes, ni n’en a la possibilité. L’élément correspondant est l'Air.
Le carré représente la Terre, le côté statique. 
Le triangle représente la force ascendante du Feu. Il sera considéré verticalement avec une base et une pointe. Un triangle indiquera toujours une direction car les angles aigus pénètrent profondément dans l'espace
L'hexagone est la forme de la médiation par excellence. Il peut être répété à l'infini sans discontinuité et avec régularité. L'élément correspondant est l'Eau.
La voûte: élément conférant une sensation de fraicheur dans l'architecture méridionale, elle augmente de beaucoup la surface baignée par les rayons solaires, atténuant donc leur effet.
Les voûtes sont les formes les plus aptes à contenir un espace, à en définir avec précision les limites et la direction.
La pyramide : on accepte de plus en plus l'idée qu'elle possède la propriété de concentrer la bioénergie et donc de créer un environnement hautement conducteur d'énergie. Le Vastu conseille d'utiliser les toits en pente comme substitut de pyramide.
Les formes obliques ne sont pas tenues pour propices car elles détruisent l'équilibre d'une position et en interdisent le centre, son point de quiétude. C'est pourquoi la majorité des lieux sacrés sont symétriques.
Le poteau et la poutre créent une turbulence dans l'espace. Celui-ci est divisé en deux si une forme unidimensionnelle le traverse.
L'angle aigu  émet toujours dans l'espace une force agressive, déséquilibrante. Il est toujours une intersection.

Le Vastu Shastra, un ancêtre du Feng Shui

Le Feng Shui, datant d’il y a 3500 ans, est postérieur au Vastu Shastra dont il s’est inspiré. Feng : vent, Shui : eau

« Le Feng Shui part de l’idée que le monde des êtres vivants […] est en relation constante avec son environnement physique – naturel ou créé – et que cet environnement influence profondément d’une manière favorable ou défavorable l’existence de la destinée de ceux qui y vivent […]. Les maitres Feng Shui vont s’efforcer, chaque fois que cela est possible et au besoin par des modifications mineures du milieu physique ou de l’architecture ou disposition des habitats, d’éliminer les blocages ou les obstacles à une libre circulation des énergies et ainsi à harmoniser au maximum ce qu’ l’on pourrait appeler l’ajustement des hommes ou de leurs habitats avec leurs environnements. »

La Vérité des apparences (éd. Trédaniel), Hiria Ottino

 

L’ARCHITECTURE DES TEMPLES HINDOUS

 

 « L’architecture indienne sacrée, quelle qu’en soit l’époque, le style ou la vocation, remonte à quelque chose d’infiniment ancien ; quelque chose qui a presque complètement disparu, sauf en Inde, qui appartient au passé et qui, pourtant, chose difficile à admettre pour un esprit rationaliste, possède un avenir ; quelque chose qui va nous revenir — qui déjà commence à nous revenir —, quelque chose qui appartient au futur. Un temple indien, quelle que soit sa divinité tutélaire, est en sa réalité la plus intime, un autel élevé au Moi divin, une demeure de l’Esprit cosmique, un appel et une aspiration à l’Infini. C’est en tant que tel et à la lumière de cette vision, de cette conception, qu’il doit initialement être compris, et tout le reste doit être vu dans ce cadre et dans cette perspective ; alors seulement peut-on vraiment comprendre. Aucun œil, si vif, si exercé soit-il, aucune intelligence esthétique, si épanouie, si sensible soit-elle, ne peuvent arriver à cette compréhension s’ils s’attachent à une conception hellénisée de la beauté rationnelle, ou s’ils s’enferment dans une interprétation matérialiste ou intellectuelle, et ne peuvent s’ouvrir à la signification de ce sublime message en répondant, par empathie, à une certaine impression de la conscience cosmique, une certaine révélation du Moi spirituel supérieur, une certaine suggestion de l’Infini. Simples mots pour l’intellect, ces réalités-là — le Moi spirituel, l’Esprit cosmique, l’Infini — sont non point rationnelles mais supra-rationnelles, ce sont des présences éternelles. Elles ne sont visibles, perceptibles, familières, qu’à une intuition, une révélation au plus profond de notre moi intérieur. Un art qui en fait son point de départ, son principe fondamental, ne peut que nous offrir ce qu’il possède naturellement : leur proximité, leur contact, leur épanouissement spontané, grâce à une intuition, une révélation qui en nous y fait écho, dans notre âme et notre moi. C’est bien cela qu’il faut venir y chercher, et non la satisfaction d’une tout autre exigence, quête d’une différente forme d’imagination, d’un sens plus étroit et plus superficiel ».

Sri Aurobindo, Les Fondements de la culture indienne
 

Epoque Gupta,  IV° au VI° siècle : Les premiers temples hindous

Les plus anciens temples hindous, dont on ait des vestiges, sont ceux d’Aihole, construits par les Chalukya de 350 à 650, époque où les souverains locaux embrassèrent l’hindouisme. Une partie des premiers temples hindous s’inspire des chaitya bouddhiques, les autres rappellent les salles de conseil villageoises. L’hindouisme primitif ne connaissait aucun rite communautaire. La doctrine posait que seuls les efforts personnels et le respect de prescriptions valables uniquement pour sa personne permettaient au « fidèle » d’accéder à la connaissance de l’Etre suprême et de s’identifier à lui. C’est pourquoi le peuple se contentait de l’autel familial, tant il paraissait inutile de vénérer en commun la divinité.

 


Temple de Durga

              
 

  

 

          Les temples de Ladh Kahn (450) et de Durga (550) sont caractéristiques des temples hindous primitifs.
          Les temples se réduisent à une unique cella de forme carrée car manifestation de Brahma.
          Puis un deuxième corps de bâtiment, le mandapa ou salle de réunion, est joint à la cella.
 

 

 

 

 

 

 

 

Dès le VII° siècle, les temples issus de l’architecture de cour suivent deux tendances dont chacune conservera son indépendance jusqu’à nos jours :

Dans le Nord de l’Inde, prévaut le style nagara (ou indo-aryen)

Dans le Sud, domine le style dravidien

 

  1. Le style dravidien

Epoque post-Gupta, du  VII° au VIII° siècle

 

Mahabalipuram (ou Mamallapuram) – art Pallava au Sud-Est, art chalukya (ou châhikya)  dans le Karnataka

 

 

L’architecture hindoue des Pallava et des Chalukya fut marquée au VII° siècle par les rathas (à l’origine, il s’agit d’un chariot destiné à transporter les divinités, puis d’un temple en forme de chariot). L’un deux, le Dharmaraja Ratha, de plan carré et de toiture pyramidale, détermina l’évolution du style méridional, dit dravidien. En effet, ce style passa auparavant par toute une série d’évolutions, s’inspirant au départ des petits sanctuaires en bois, réalisant au cours du temps la fusion d’une pyramide à étages, d’une voute en berceau et d’une abside.

                                    

Le Temple de la Grève fut l’un des premiers temples de pierre construit d’après ce modèle évolué. Probablement lié au culte de l’eau, ce sanctuaire fut édifié aux VII° et VIII° siècles en partie dans l’eau, en partie sur terre. Ces temples sont protégés de la mer par une digue de rocs empilés. Il s’agit en fait d’un étrange ensemble de temples à demi achevés, monolithiques taillés dans le roc ainsi que des sculptures d’une grande habileté et poétique. Ex. une sculpture représentant une vache qui se tourne pour lécher son veau.

Dans la zone du toit des ratha, les réductions d’édifices sont des répliques des sanctuaires en bois (caractéristiques du style dravidien). Dans le Dharmaraja Ratha, les réductions d’édifices se répartissent sur trois étages et sont supportés par des animaux. La toiture du Dharmaraja Ratha se termine par une coupole posée sur un octogone. L’architecture du temple révèle le plus important de tous les mandalas méridionaux avec ces quatre secteurs : un Brahmasthana central, la zone réservée au monde des dieux, celle des hommes et enfin la marge dévolue aux lutins et aux démons. La superposition des réductions d’édifices sur plusieurs étages peut être vue comme une figure allégorique de la montagne du monde, le Meru.

 

 

A Mahabalipuram, les Pallava ont réussi à dégager du granit la forme extérieure d’un prototype de temple sans toutefois avoir éprouvé le besoin de réaliser un édifice monolithique complet. C’est à Ellora que l’on tenta pour la première fois de transposer dans le roc les deux aspects formels d’un temple (l’aspect extérieur d’un temple et la création d’une manifestation divine).

Une fresque réputée sur le site de Mahabalipuram : La Descente du Gange.

On lui donne également le nom de "la pénitence d'Arjuna". Elle illustre la légende de la Descente du Gange sur Terre, par le canal de la chevelure du dieu Shiva et la retraite du dieu Shiva sur l'Himalaya. S'y déploient toutes sortes d'êtres célestes comme les Kinnara, les Gandharva, les Apsara, des Sages barbus vénérables, un ascète qui prie Shiva, mains jointes en prière au-dessus de la tête, le Nâga et la Naginî qui, eux aussi mains jointes devant le corps, émergent d'une longue fissure dans le rocher, le chat qui imite l'ermite pendant que des souris s'amusent autour de lui, les deux gros éléphants avec des petits entre leurs pattes qui regardent vers cette scène, un autre Sage priant le Dieu Vishnu  qui se tient sous un dais, etc.

 

                

 

 

Ellora

Dans l’Inde centrale, l’architecture rupestre hindoue s’était inspirée pendant des siècles des vihara bouddhiques. Au moment où l’hindouisme l’emporta sur le bouddhisme, on s’attacha à formuler un canon propre à l’hindouisme valable pour une architecture monumentale. C’est pourquoi Krishna 1er de la dynastie des Rashtrakuta, engagea des maîtres d’œuvre originaires du royaume des Chalukya qui se basèrent sur le modèle du temple de Virupaksha à Pattadkal.
Ellora était au départ un lieu de pèlerinage bouddhique, hindou et jaïn.

Les cavernes d’Ellora s’ouvrent sur une falaise longue et raide dominant une large plaine.

Le temple Kailasa, appelé par les indigènes « Ranga Mahal », palais de couleur, de style dravidien, est le plus grand sanctuaire monolithique de l’Inde. Il s’agit en effet plus que d’une construction, d’une énorme sculpture-architecture monolithique englobant des éléments à un ou plusieurs étages, des ponts, des cages d’escaliers, des colonnes intérieures et des piliers dégagés dans la cour. Le temple tout entier fut créé non par addition mais par suppression, bloc par bloc, de la montagne ouverte au départ par une sorte de carrière. Sa réalisation exigea certainement un étonnant effort de volonté. Le temple est flanqué de cavernes qui sont reliées par des tunnels et des ponts taillés dans la roche vive. Une explication donnée à cette architecture « anti-tectonique » est que les architectes-prêtres ne jugèrent pas convenables de démolir la pierre pour lui donner une taille correspondant à la force humaine puisque le but était précisément de créer une image divine au-delà de l’échelle humaine. En fin de compte le choix se porta sur la méthode réductive issue de la sculpture.

 

 

                        

 

La forme géométrique du cercle n’apparaît qu’une fois sur le toit du vestibule. Dans la méta-géométrie hindoue, le cercle symbolise la terre dans son aspect matériel. Emblèmes du pouvoir temporel, quatre lions monolithiques veillent sur elle en montrant les points cardinaux. Le cercle s’oppose au carré, image des mondes célestes, qui détermine le plan du vimana.

 


Sur les murs du rez-de-chaussée, des reliefs illustrent des scènes tirées du Ramayana et du Mahabharata.

 

De même qu’à Ajanta, ces sanctuaires sont remarquables pour la parfaite harmonie de l’ensemble constitué par la structure architecturale et les sculptures qui sont intégrées dans des frises ou par groupe.

 

Autres références de cette époque :

  • Elephanta
  • Virupaksha à Pattadakal (référence pour la construction d’Ellora)

Les étages de la tour représentent les différents cieux superposés. Les porches sur les quatre faces de la cella confèrent au temple une ouverture sur les quatre directions. Les éléphants et les yaksha (génies de la terre) ornent la base du temple correspondant à la terre support de l’univers. Les oies (hamsa) au-dessus correspondent à l’air.

L’évolution du vimana atteint son sommet à Tanjore, à environ 1000 km au Sud d’Ellora.

 

Epoque médiévale, du IX° au  XII° / XIII° siècle

Tanjore (ou Thanjavur) XI° siècle

                

 

La porte d’entrée, gardée par un éléphant, ouvre sur une grande cour oblongue dans laquelle se trouve le vaste temple de Brihadeshvara entouré de plus petits édifices.

Chaque étage du temple est orné de petits édifices en réduction. La haute pyramide du fameux vimana constitue l’apogée de cette vaste structure architecturée et sculptée. L’ensemble du bâtiment fut construit sur deux étages, l’un étant réservé à la circumambulation, l’autre à l’exercice du rituel, ce qui permit d’accompagner l’évolution du lingam dans le garbhagriha (ou cella obscure) qui prit des proportions de plus en plus importantes. Celui de Tanjore est le plus grand de l’Inde. La tour du temple mesure 70m de haut, dominant les toits de la ville de Tanjore et la pierre qui couvre la pyramide en terrasse est avec ses 80 t le plus gros bloc de pierre jamais utilisé dans l’architecture indienne.

On trouve par ailleurs dans ce temple les lingas noirs et enduits d’huile, exposés comme dans un musée des sciences, symboles phalliques du dieu Shiva et de l’élan continu de la vie ; le gros taureau de roc noir ou Nandi orné de guirlandes sous son baldaquin de pierre qui est la monture de Shiva.

 

 


Cérémonie de la puja à la tombée de la nuit. Le Sud de l’Inde, moins développé que le Nord du pays, est une terre de grande ferveur.

 

L’un des sanctuaires secondaires de Tanjore, le temple de Subrahmanya (XVII° siècle) marque le début de la décadence d’un style monumental issu du pouvoir impérial. Le canon formel n’est plus respecté.

Epoque Pandya et post Pandya, du XIII° au XVII° siècle, le style dravidien tardif

Le vimana qui a eu un développement croissant de Mahabalipuram à Tanjore se réduit peu à peu au point de devenir insignifiant, tandis que les portes d’enceinte (gopuram) deviennent de plus en plus importantes. Certains auteurs voient dans ce changement le fait que les dépendances toujours plus nombreuses construites autour des sanctuaires primitifs et l’impossibilité de pouvoir agrandir le noyau central ont conduit à la nécessité d’édifier dans les nouveaux secteurs des portes monumentales qui distinguent bien le temple de la ville (cas de Madurai). D’autres auteurs y voient une correspondance avec les pylônes d’Egypte. Dans une architecture de lieux imbriqués et abritant une vie bourdonnante autour des marchés, les gopuram sont les seuls points de repères. Quand ils deviennent petits, c’est qu’on est près de la cella. A l’intérieur de ces temples, la vie quotidienne animée autour des bazars et des boutiques qu’ils recèlent côtoie les rituels, comme la cérémonie de la puja à la tombée de la nuit. Toute cette vie se déroule sous les ornements luxuriants des bâtiments qui, bien que d’un point de vue esthétique peuvent être qualifiés de surcharge ou de décadence, n’en semblent que plus réels et plus sincères.

Tiruchchirappalli

 

Deux temples sont édifiés sur l’île de Srirangam entourée de la rivière Cauvery. Ils sont composés d’enceintes concentriques et de deux portes d’entrée massives qui abritent bazars, boutiques mais aussi diverses salles à colonnades et des sanctuaires intérieurs.

 

 

                               
Un élément très apprécié dans ce temple est les sculptures des chevaux cabrés couverts de détails fins jusque dans les harnais. Ces chevaux datent du XVI° siècle.

 

 

Maduraï (XVII° pour la fin)

Le temple de Minakshi Sundarehvara est encore plus complexe et déroutant que celui de Tiruchchirappalli par son nombre d’enceintes et de sanctuaires encore plus grand et par l’activité importante qui s’établit en son sein. Les enceintes successives se franchissent par les gopuram dont la taille augmente du centre vers la périphérie. La ville-temple voit circuler des flux continus de « fidèles » et abrite également des lieux et des  manifestations de repos. Ainsi le temple recèle un bassin (du Lis d’Or) où les visiteurs, de manière continue, affluent s’arrêtent, se reposent. 

 

                    

 

Le sanctuaire de Sundareshvara est consacré à Shiva et un autre à Meenakshi (incarnation de Parvati), la compagne de Shiva qu’il épousa à Maduraï.

La fondation de cette ville-temple est évoquée dans les Puranas qui situent son édification en 1600 avant notre ère. Elle aurait été aménagée autour d’un premier sanctuaire lui-même établi sur un linga de pierre d’origine divine. Ce qui est certain c’est qu’il faut attendre entre le XIII° et le XVII° siècle pour que les agrandissements successifs de la ville lui donnent sa structure actuelle. Vers 1950, des travaux de restauration ont donné aux temples de vives couleurs qui seraient conformes, selon d’anciennes inscriptions, aux couleurs originelles.

                                                                       

  1. Le style nagara

Le type des temples du Nord procède vraisemblablement d’anciennes constructions en bambou. Plus tard, le bois remplaça le bambou trop peu résistant. Au VIIe siècle de notre ère, on commença à employer la pierre tout en conservant les anciennes formes de construction. Le point de départ de l’évolution formelle des temples nagara se situe à Aihole dans le royaume des Chalukya. La forme primitive du temple nagara comporte un sanctuaire cubique (cella) entouré de murs épais. Au milieu du VIII° siècle, les Chalukya édifièrent des tours isolées ou shikhara de base carrée, au profil à peu près parabolique et présentant des rathas symétriques. Il fallut attendre le X°siècle pour qu’un deuxième corps de bâtiment, le jagamohan, équivalent du mandapa du Sud, se rajoute à la tour de base.

                                                                           

Epoque médiévale, du IX° au XII° / XIII° siècle

Khajuraho X° – XI° siècle, capitale des rois Chandella

 

 

 

L’architecture hindoue nous oblige à remettre en cause l’axiome selon lequel les bâtiments se présentent par leur façade. En effet, les temples de l’Orissa, à l’exemple du superbe plan de celui de Khajuraho, n’ont pas de façade et nulle rupture ne se présente entre les différentes vues du bâtiment. Le meilleur point de vue se situe dans le prolongement de l’axe vertical du temple et dans cette perspective, on constate que l’ordre géométrique issu du Vastu Purusha mandala ne se lit pas seulement dans le plan de l’édifice (coupe horizontale arbitraire) mais que l’ensemble du temple est orienté de toutes parts dans l’espace. Symétrie absolue et axialité sont des conditions relevant de la théologie et non d’une mode. L’effet spatial est une question dépourvue de sens. La construction n’a rien à voir avec l’homme mais fixe dans la pierre les formes possibles de la divinité manifestée dont le prêtre-architecte détient la connaissance mystique. Il était interdit à l’architecte de déroger aux proportions découlant des formules symbolico-géométriques. En outre, les temples sont situés dans un ravissant jardin, rempli de fleurs et de singes.

En un siècle, s’accomplit à Khajuraho le passage du shikhara élémentaire à la complexité géométrique du shikhara tardif. Le temple de Kandariya Mahadeo comporte 84 shikhara.

Les derniers temples de Khajuraho s’écartent du plan typique des temples du Nord en se complexifiant et en accueillant sur socles et voûtes intérieurs une richesse d’ornementation égale à celle des façades.

 

 

 

Le temple et la ville de Khajuraho doivent l’essentiel de leur réputation à l’effet de prime abord choquant des mithuna sculptées sur les façades du sanctuaire. La Tour du temple de Kandariya est recouverte d’une grande partie des sculptures les plus belles. Cette Tour, de par son symbole phallique, est souvent décrite comme la fiancée de la salle de réunion. Les couples enlacés sont un aspect des cultes de fécondité pré-aryens profondément enracinés dans l’hindouisme et sont conformes aux rites tantriques.

Un rite de fécondation était accompli par le prêtre-architecte pendant la construction. On scellait le « germe » du temple, un coffre carré en or aux dimensions proportionnelles au temple, dans le mur du garbhagriha (cella). Ce coffre comprenait des pierres précieuses sur le Brahmasthana et les attributs du dieu positionnés sur le mandala à la base du temple. C’est sous cet angle qu’on peut voir également les statues de Khajuraho.

Outre les sculptures de mithuna, se déroulent sur la tour principale des reliefs figurant des nymphes célestes, des saints légendaires et des dieux engagés dans la circumambulation rituelle du saint des saints.

Bien que Khajuraho frappe le visiteur par ses sculptures notamment, la statuaire de l’époque médiévale  est considérée comme moins belle qu’auparavant, peut-être trop fidèle aux canons. Les œuvres ont une moindre valeur esthétique alors que l’architecture des temples de Khajuraho et de Konarak demeure de très belles réalisations.

 

Konarak (XII° – XIII° siècle)

 

 

Temple Surya

Dernier temple monumental de style nagara, cet édifice du XIII° siècle est partiellement en ruine ; seule la partie inférieure ou jagamohan (mandapa) est demeurée alors que la majorité du haut sanctuaire ainsi que toute la tour (shikhara) ont disparu. Cette tour, édifiée en l’honneur de Surya, devait mesurer 75 m.  Les fondations ou la terrasse qui soutenaient les deux éléments sont intactes, composées de 12 roues de pierre et de chaque côté et de 7 chevaux qui semblent entrainer l’édifice. On imagine le grand char que le bâtiment devait former et qui représente le char qui chaque jour transporte le dieu à travers la voute céleste. Les côtés de la terrasse sont entièrement recouverts de petites figurines gravées, d’éléphants et de gens dans une position d’étreinte affectueuse ou érotique, conformes aux rites tantriques.

Au-dessus du jagamohan, taillées dans une pierre plus dure, se trouvent des sculptures plus grandes de Surya, le dieu du Soleil.

 

 

 

Bhubaneshvar

Bhubaneshvar possède de nombreuses espèces de temples, certains dont l’attrait principal est leur emplacement, parmi des arbres remarquables, banyans ou palmiers, ou près d’un bassin où les prêtres se baignent ou nettoient leur bicyclette par exemple; d’autres leurs sculptures.

Les temples sont réservés aux hindous ; aussi n’est-on admis qu’à monter sur une plateforme pour les regarder par-delà l’enceinte.

 

                     

 

 

On retrouve le plan des temples de l’Orissa : le premier élément où l’on pénètre est le jagamohan (mandapa), salle carrée à colonnades extérieures et couverte d’un toit pyramidal. Le deuxième élément, la chambre intérieure ou sanctuaire, est couronnée par une haute tour curviligne, le rekha deul ou shikhara et est surmonté par un promontoire ou amakala, sorte de structure circulaire et striée soutenue ici par des lions accroupis.

Précisons que les temples de Bhubaneshvar, comme ceux de Konarak, s’insèrent dans une nature encore prodigue, gorgée d’eau et de rizières, envahie d’aigrettes et d’autres oiseaux des zones humides.

 

... XX° siècle, le Temple du Lotus à Delhi

Au sud de New Delhi, dans le village de Bahapur, un étonnant temple a été construit dans les années 1980 par l’architecte Faribuz Sahba : le Temple du Lotus est un édifice religieux qui peut accueillir 2 500 fidèles qui prient, méditent dans le calme et la sérénité. D’une hauteur de 40 mètres il est composé de 27 “pétales” recouverts de marbre blanc. Le temple accueille les fidèles de toutes confessions pour prier et méditer en silence, selon leur propre croyance. Le lotus a été choisi pour cette construction parce que c’est une fleur qui appartient à la culture indienne.

 

 

  

 

Le refus des préjugés et la paix universelle font partie des principes du Bahaïsme, une religion fondée en Perse par Mirza Husayn Ali dit Baha’Ullah en 1863, dont le centre mondial se trouve à Haïfa en Israël. 

 

            

 

bc = before Christ (avant Jésus Christ)

 

Bibliographie

Art de l’Inde – diversité et spiritualité- Anne-Marie Loth – Tome 1 et 2

L’art indien – Gilles Béguin – Flammarion

Architecture universelle Inde Office du Livre 1968

L’Inde de David Gentleman 1994

Guide bleu de l’Inde

Ecole Nationale Supérieure d’Architecture, Paris, synthèse d’un cours sur le Vastu Shastra du 6/12/2013, par B. Chaudhuri et F. Soucarrat : http://gobindom.wix.com/ateliers-ensaplv#!architecture-sacree/c22j5